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Le genou traumatique

lésions des ménisques et des ligaments pivots (LCA - LCP)


samedi 02 avril 2005
institut international supérieur de formation des cadres de santé


162 avenue Lacassagne 69003 LYON

 

programme

08:30 accueil
09:00-10:30 travail en ateliers : cas cliniques  
10:30-11:00 pause
11:00-12:30 plénière
  • présentation des cas cliniques
  • synthèse des questions
 
12:30-13:30 repas
13:30-14:30 les réponses du radiologue Dr Renaud Barthélémy
14:30-15:30 les réponses de l'orthopédiste  Pr Dominique Saragaglia
15:30-16:00 la symbolique du genou Dr Brigitte Font Le Bret
16:00-16:30

conclusions

 


Intervenants

  • Pr SARAGAGLIA, CHU - Hôpital SUD, Service d’Orthopédie, 38042 GRENOBLE

  • Docteur Renaud BARTHELEMY, radiologue, clinique du MAIL, 38100 GRENOBLE

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Pour préparer votre journée

Bibliographie ciblée du Pr Saragaglia

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Cas cliniques

préparés par les Dr Chalandré, Coccoza, Gruffaz

Cas n°1

Mr A.B., 52 ans, est agent administratif.

AS du 10/09/2004
Il descendait un escalier dans son établissement ; alors qu'il ne relate aucun faux mouvement, il a ressenti une douleur du genou gauche avec craquement. Il a consulté son médecin qui a établi un CMI mentionnant : « hydarthrose ».
Les clichés simples sont normaux.
L'IRM décèle une « fissure de la corne postérieure du ménisque interne ».
Lors de votre contre-visite, vous ne retrouvez aucun état préexistant.
Cependant, il déclare qu'il a pratiqué le football de façon intensive entre 15 et 28 ans.

Les lésions sont-elles imputables au service ?

Non : le fait de service ne peut expliquer la lésion à lui seul

 

Cas n°2

Mr B.C, 35 ans, est pompier.

AS du 05/06/2004
Lors d'un entraînement physique en service, il a mis le pied dans un trou, a ressenti immédiatement une douleur du genou droit ; le médecin a décelé une hydarthrose.
L'IRM montre une « déchirure récente du LCA avec fissure de la corne postérieure du ménisque externe ainsi qu'un pincement net de l’interligne interne ».
Compte tenu des contraintes de sa profession, le chirurgien lui propose une intervention chirurgicale.
Lors de votre contre-visite, il vous apprend qu'il était footballeur de bon niveau et qu'à l'âge de 21 ans il avait déjà subi une méniscectomie interne. Toutefois, lors de la visite d'embauche, il ne conservait aucune séquelle apparente et avait été déclaré apte.

 -          Les lésions sont-elles imputables au service ? Oui
-          Si oui, quels sont les soins prévisibles à prendre en charge au titre de cet accident ? Prise en charge de l’opération et des soins post-opératoires

 

Cas n°3

Monsieur C.D., 36 ans, est professeur E.P.S.
Dans ses antécédents, on note une méniscectomie interne du genou droit après une entorse à l'âge de 20 ans.

AS du 17/05/1997 (il avait donc 28 ans)
Lors d'un match de hand-ball avec ses élèves, il a effectué un mouvement de rotation et a ressenti un craquement du genou droit avec impotence immédiate.
Conduit au service d'urgence par les pompiers, on soupçonne une rupture du LCA.
Mis sous attelle de Zimmer, le chirurgien orthopédiste consulté lui propose une rapide intervention pour réfection ligamentaire. On note un discret pincement du compartiment interne.
Lors de la consolidation, après chirurgie et longue rééducation, l'IPP imputable est fixée à 8% pour « minime raideur et amyotrophie du quadriceps ». Une IPP préexistante est fixée à 2% pour arthrose fémorotibiale interne débutante.
Le 27/10/2004, Mr C. D. présente un certificat de rechute mentionnant « ostéotomie tibiale de valgisation ». Il se plaint d'une aggravation des douleurs du bord interne et de raideur.

 Cette rechute est-elle imputable au service ? Non

Car :

  • Pas de relation avec l’accident de service
  • C’est l’aggravation d’un état antérieur
  • Pas de critère de soins actifs

 

Cas n°4

Mme D.E., 55 ans, est agent d'entretien.

AS du 04/02/1998 (elle avait alors 48 ans)
Chute sur du verglas sur le trajet domicile - travail ayant entraîné une contusion du genou gauche ;  après 3 mois de repos et de rééducation sans succès, une arthrographie avait montré une « fissure du ménisque externe ». Elle avait été opérée : « méniscectomie partielle ».
Consolidée avec une IPP de 5% en raison de douleurs intermittentes sans raideur.
Le 03/01/2005, Mme D.E. présente un certificat de rechute : « douleurs, boiterie, limitation de flexion, pincement du compartiment externe du genou gauche ».
Le chirurgien consulté lui a proposé une ostéotomie.
Les clichés simples des deux genoux montrent un « pincement du compartiment externe » identique du genou droit, lequel, selon ses dires, n'aurait jamais été douloureux.

 La rechute et l'intervention envisagée sont-elles imputables au service ?  Non

-          Radiographies du moment de l’accident et compte-rendu opératoire pour voir s’il y a un état antérieur

-          Probable traumatisme sur genou pré-arthrosique

-          Aggravée par méniscectomie externe Þ donc imputable au service

 

Conclusion : la rechute et l’intervention sont-elles imputables au service : Oui car la méniscectomie externe a aggravé l’évolution de l’arthrose.

 

Cas n°5

Mme E.F., 54 ans, est professeur E.P.S.
A l'âge de 18 ans, elle avait été victime durant ses loisirs privés, au ski, d'une rupture du LCA du genou gauche et avait bénéficié d'une ligamentoplastie par arthrotomie.
Dans les suites, elle ne se plaignait de rien et avait été titularisée à l'âge de 22 ans.

AS du 06/03/2000 (elle a alors 50 ans)
Lors d'un match de hand-ball avec les élèves, son pied gauche s'est trouvé bloqué et le genou sus-jacent s'est tordu avec craquement et impotence totale.
Le chirurgien consulté a soupçonné une rupture du ligament prothétique, confirmée par l'IRM qui a révélé également de « nettes érosions cartilagineuses condyliennes témoignant d'une arthrose débutante ». 
Dans l'immédiat, une intervention chirurgicale est récusée ; du repos (2 mois) et des soins de rééducation sont prescrits.

Ce repos et ces soins sont-ils imputables au service ? Oui
Se pose la question de l’état antérieur et de l’aptitude à l’entrée dans la fonction publique

Dans les suites, Mme E.F. a pu continuer ses fonctions, en évitant cependant les efforts risqués, jusqu'à l'été 2004 où elle a fait de la randonnée et où des douleurs diffuses, permanentes mais accrues par les efforts sont apparues qui l'ont obligée à interrompre ses fonctions le 28/09/2004, date d'un certificat de rechute de l'accident de service du 06/03/2000. Rupture du ligament prothétique confirmée à l’IRM.
Le même chirurgien à nouveau consulté préconise une ostéotomie.

La rechute, l'arrêt de travail, l'ostéotomie prévisible, etc. …, sont-ils imputables au service ? Non du fait de l’état antérieur

 

Cas n°6

Mr F.G., 60 ans, était CRS ;  il est à la retraite depuis 10 ans.
En 1965, alors qu'il avait 20 ans, il avait été victime d'une entorse du genou droit lors d'un match de football avec l'équipe de son village. Il avait bénéficié d'une méniscectomie interne totale sous arthrotomie et avait pu poursuivre sa carrière dans la police sans aménagement particulier.

AS du 09/09/1994
A quelques mois de la retraite, lors d'un entraînement physique avec la compagnie, dans un terrain un peu accidenté, il se plaint d'une douleur du genou droit.
Les clichés simples montrent un « net pincement du compartiment interne ».
L'administration effectue la prise en charge en accident de service sans l'avis de la Commission de réforme, l'arrêt de travail étant de 10 jours seulement.
Il porte une attelle de Zimmer durant 7 jours, puis reprend ses fonctions sans difficulté jusqu'à ses 55 ans où il part en retraite. 
Le 19/10/2004, soit dix ans plus tard, il présente un certificat de rechute de l'AS du 09/09/1994 mentionnant « ostéotomie de valgisation ».

Cette rechute est-elle imputable au service ? Non, Car état antérieur avec son évolution naturelle (arthrose déjà présente sur les anciennes radios)

 

Cas n°7

Mme G.H., 30 ans, est adjointe administrative.

AS du 10/07/1999 (elle a alors 24 ans)
Chute sur le parking de son lieu de travail.
Le CMI fait état d'une « entorse du genou gauche ».
Elle bénéficie de 10 jours de repos avec traitement antalgique, sans plus.
Le certificat de guérison est établi le 20/09/1999 avec « possibilité de rechute ».
Le 29/11/2004, elle chute dans son appartement et se plaint du genou gauche.
Elle consulte et un certificat de rechute de l'AS du 10/07/1999 est établi, mentionnant « sub-luxation rotulienne du genou gauche ».
La contre-visite retrouve une rotule droite également sub-luxable et Mme G.H. reconnaît avoir été gênée par ses genoux dès l'adolescence.

La rechute est-elle imputable au service ? Non car état antérieur et accident privé

 

Cas n°8

Mme H.I., 52 ans, est aide-soignante.

AS du 10/02/2004
Dans la chambre d'un malade, elle glisse sur le sol mouillé et se cogne le genou droit contre un pied de lit.
Les clichés simples montrent un « pincement du compartiment externe, des ostéophytes des épines tibiales, mais pas de lésion traumatique ».
Elle bénéficie d'un traitement antalgique, anti-inflammatoire, d'un repos ininterrompu jusqu'au 12/11/2004 et de 45 séances de rééducation sans grand succès.
Aucun autre bilan n'a été pratiqué.
Son administration sollicite votre avis.

Que faites-vous ?

Arrêt initial en accident du travail (15 jours à un mois)
Prolongations en maladie ordinaire

Cas n°9

Mr I.J., 54 ans, est agent d'entretien communal.

AS du 10/06/1999
En sautant par-dessus la ridelle du camion-benne, il avait été victime d'une entorse du genou gauche.
Les clichés simples étaient normaux.
Il avait bénéficié de 15 jours de repos et d'un traitement médical sans plus.
Il avait été consolidé le 20/09/1999 sans I.P.P.
Le 18/1212/2004, il présente un certificat de rechute mentionnant : « gêne fonctionnelle douloureuse du genou gauche ».
Les nouveaux clichés simples montrent des lésions de chondrocalcinose.

 Cette rechute est-elle imputable au service ? Non car maladie métabolique

Après lecture du certificat médical initial, on prend en accident du travail le premier arrêt de 15 jours à 1 mois (fait accidentel et soins en rapport) puis passage en maladie ordinaire avec consolidation par retour à l’état antérieur.

A noter : la chondrocalcinose peut être post-traumatique et unilatérale.

 

Cas n°10

Mme J.K., 54 ans, est adjointe administrative.

AS du 20/02/2004
Elle déclare avoir mal positionné son pied droit en sortant de sa voiture sur le parking de son lieu de travail, d'où une douleur du genou droit.
Le CMI mentionne : « hydarthrose du genou droit ».
Après 3 mois d'arrêt de travail, la commission de réforme est saisie afin de déterminer l'imputabilité de la prolongation et des soins, et sollicite votre avis.
Mme J.K. vous déclare qu'elle avait subi une ostéotomie de varisation vers 17 ans mais qu'elle ne souffrait pas du genou droit avant cet AS.
Les clichés simples du jour de l'accident montrent une « arthrose débutante du compartiment externe ».

Quelles seront vos conclusions ?

  • Oui , 3 mois pour le fait accidentel en accident de service

  • ou Non : maladie ordinaire car pas d’immobilisation

Conclusion : NON, maladie ordinaire car pas de fait accidentel

 

Cas n°11

Mr K.L., 28 ans, est agent d'entretien aux espaces verts.

AS du 03/04/2004
Il a glissé sur l'herbe mouillée dans un terrain en pente ; le CMI mentionne : « entorse du LLE du genou gauche ».
Les clichés simples étaient normaux.
Il a bénéficié d'un arrêt de travail durant 2 mois et a effectué 15 séances de rééducation.
La consolidation a été fixée le 25/07/2004 avec séquelles.
Le 30/09/2004, il présente un certificat de rechute pour arrêt de travail et soins en raison de « douleurs en rapport avec un kyste poplité ».
L'IRM montre une lésion partielle d'allure ancienne du LCA.

La rechute est-elle imputable au service ? Oui car pathologie initiale mal cicatrisée et rompue secondairement et probable.

Erreur de diagnostic initial car rupture du LCA au départ (Dixit Pr. Saragaglia)

 

Cas n°12

Mlle L.M., 28 ans, est infirmière en gériatrie.

AS du 20/01/2004
En aidant un patient de 110 kg à se coucher, elle chute avec lui, la jambe droite repliée sous le malade. Le CMI mentionne : « entorse du genou droit ».
Malgré une immobilisation par attelle de Zimmer durant 20 jours puis 30 séances de rééducation, elle continue à souffrir et une IRM est pratiquée le 20/05/2004 montrant un « hypersignal sur le LCA ».
Le chirurgien consulté récuse une intervention et conseille la poursuite de la rééducation.
Elle reprend le travail et est consolidée le 17/10/2004.
Elle se plaint toujours de douleurs à la marche prolongée, à la montée et descente des escaliers ; elle ne peut plus courir ; son genou est œdématié le soir.
L'examen montre une limitation de la flexion à 90°, un tiroir antéropostérieur d'un centimètre, une atrophie du quadriceps de 2 cm.

A combien peut-on évaluer l'I.P.P ?

Pas d’IPP immédiate ® repousser consolidation de six mois, car des soins sont encore possibles (chirurgie ?) ainsi qu’une amélioration.

Rechute du 25/11/2004
Elle présente un certificat mentionnant des lombalgies consécutives aux séquelles de son genou droit et nécessitant des soins de rééducation.

Cette rechute est-elle imputable à l'A.S du 20.01.04 ? NON car la lésion alléguée n’est pas en lien direct avec l’accident initial

 

Cas n°13

Mr M.N., 23 ans, postule un emploi de gardien de la paix.
Il a pratiqué de façon intensive le football et a été victime, il y a 3 ans, d'une entorse grave du genou droit ayant nécessité une « plastie du LCA avec régularisation du ménisque interne ».
Actuellement, il n'allègue aucun trouble, a repris les activités sportives et l'examen clinique est normal.
Quel avis donner quant à l'aptitude ? NON en raison des critères spécifiques à la Police (pas d’aptitude si pathologie antérieure du genou)

 

Cas n°14

Mme N.O., 45 ans, est agent de service en milieu hospitalier.

AS du 20/02/2002
Chute dans un escalier : traumatisme du genou gauche.
Les radiographies simples ne montrant aucune lésion osseuse.
Traitée par attelle de Zimmer pendant une semaine avec A.I.N.S, antalgiques.
Reprise du travail le 03/03/2002.
Poursuite des soins (physiothérapie) jusqu'au 14/04/2002, date de consolidation avec séquelles (douleurs, raideur).
I.P.P fixée à 2% par l'expert le 20/06/2002, qui ne constate que des « douleurs intermittentes ».
Le 20/11/2002, l'intéressée présente un certificat de rechute pour soins de rééducation, mentionnant : « douleurs, raideur ».

La rechute est-elle imputable au service ? NON car pas de fait nouveau. L’IPP initiale aurait du être de 0 %  car pas de handicap fonctionnel

 

Cas n°15

Mr O.P., 33 ans, est agent technique qualifié dans une collectivité locale.

AS du 10/09/1999 (il avait alors 27 ans)
Chute d'un toit : traumatisme grave du genou droit : « fracture du plateau tibial externe ; rupture totale du LCA, rupture partielle du LCP ».
Intervention chirurgicale : « ostéosynthèse du plateau tibial, plastie du LCA ».
Longue rééducation.
Consolidation le 14/10/2000 avec I.P.P de 15%.

Rechute du 21/03/2001
Légère recrudescence de la gêne fonctionnelle douloureuse avec boiterie à la marche.
Le chirurgien propose l'ablation du matériel d'ostéosynthèse. 

-          La rechute est-elle imputable au service ? OUI

-          L'I.P.P doit-elle être modifiée ? NON

Rechute du 15/02/2005
L'intéressé demande la prise en charge d'une cure thermale à Balaruc les Bains en raison d'une aggravation de la raideur.
Les clichés de contrôle montrent un « pincement net du compartiment externe ».

La cure thermale doit-elle être prise en charge au titre de l'accident de service ? NON car soins d’entretien qui n’amélioreront pas la pathologie

 

Cas n°16

Mr P.R., 32 ans, est agent technique dans un collège.

AS du 20/09/2004
En descendant une armoire avec un collègue dans un escalier, son pied droit s'est trouvé bloqué et il a présenté une entorse du genou droit ; le certificat initial mentionne : « hydarthrose ».
Les clichés simples sont normaux.
Le traitement comporte une immobilisation par attelle de Zimmer, des A.I.N.S et un repos pendant un mois.
La consolidation est effectuée le 13/12/2004.
Le 14/01/2005, il présente un certificat de rechute mentionnant : « douleurs – IRM ».
L'IRM est pratiquée le 03/02/2005 et montre un « hypersignal pouvant correspondre à une déchirure du LCA ».
L'administration demande une expertise pour l'imputabilité de la rechute.
Lors de l'interrogatoire, il indique qu'il se sentait bien le 13/12/2004 puisqu'il a pu aller skier durant les vacances de Noël.

La rechute est-elle imputable au service ?

 

Cas n°17

Mr R.S., 33 ans, est maître-nageur à la piscine municipale.

AS du 20/02/2004
Chute sur le sol mouillé : entorse du genou droit.
Épanchement à l'examen.
Clichés simples normaux.
Immobilisation par attelle de Zimmer pendant  3 semaines puis rééducation.
Arrêt de travail jusqu'au 06/05/2004.
Consolidé le 20/09/2004 sans demande d'A.T.I.

Rechute du 02/02/2005
Devant de fréquents épisodes douloureux avec épanchement, un arthroscanner est pratiqué montrant : « une fissure de la corne postérieure du ménisque interne et une rupture partielle du LCA ».
Une intervention chirurgicale est envisagée.

La rechute est-elle imputable au service ainsi que l'intervention prévue ?

 

Cas n°18

Mme S.T., 49 ans, est secrétaire dans un lycée.

AS du 22/01/2002
Chute dans un escalier non déneigé : entorse du genou gauche.
Radiographies simples normales.
Traitée par repos jusqu'au 04/02/2002, antalgiques et A.I.N.S.
Consolidation et reprise officielle le 05/02/2002, coïncidant avec les vacances scolaires d'hiver.
Le 21/02/2002, jour de la rentrée, elle présente un certificat de rechute mentionnant : « douleurs, raideur » et un arrêt de travail d'un mois.
Son administration demande une expertise afin de déterminer l'imputabilité de la rechute.
Elle est reçue seulement le 27/03/2002, alors que son arrêt est prolongé jusqu'au 21/04/2002.
Elle déclare qu'à la veille des vacances, elle souffrait toujours et n'aurait pas pu reprendre le 05/02/2002.
Depuis les douleurs ne se sont pas améliorées et une scintigraphie a été pratiquée montrant des signes d' « algodystrophie ».
Elle a débuté récemment un traitement de calcitonine. 

  • La rechute est-elle imputable au service ?

  • Quelle est la durée minimum de l'arrêt de travail à prévoir ?

 

Cas n°19

Mr T.U., 31 ans, est professeur E.P.S.

AS du 24/02/2004
En courant avec ses élèves, son genou droit lâche.
Le certificat initial mentionne : « hydarthrose ».
L'arrêt de travail supérieur à 15 jours entraîne la saisine de la Commission de réforme qui demande une expertise.
Lors de celle-ci, Mr T.U. décrit une chute à ski lors des vacances de Noël, le 27/12/2003, avec traumatisme du genou droit ayant nécessité une immobilisation par attelle de Zimmer pendant 10 jours, un arrêt de travail jusqu'au 17/01/2004. Il déclare qu'il conservait quelques douleurs en fin de journée sans plus.
Une IRM est effectuée le 10/03/2004 qui montre une rupture du LCA d'allure « ancienne ».

 

Cas n°20

Mr. U.V., 50 ans, est professeur E.P.S.
Vu pour demande d'A.T.I.

AS du 11/01/2004
Lors d'un stage de ski qu'il encadrait, il a présenté une entorse du genou gauche.
Une IRM a été immédiatement demandée montrant : « un épanchement abondant, l'absence de lésion méniscale significative mais des anomalies de la rotule qui semblent liées à un traumatisme ancien avec un cartilage hétérogène au niveau de l'arête centrale et un petit signal sous-chondral. Il existe aussi un petit hypersignal de même topographie de la partie antérieure du condyle externe correspondant vraisemblablement à un processus plus récent. Par ailleurs et surtout, il existe effectivement des signes du traumatisme du ligament latéral interne, pas d'anomalie du croisé antérieur mais en revanche un croisé postérieur mal délimité en hypersignal hétérogène global ; pas de solution de continuité patente mais le traumatisme paraît probable ».
Il consulte un chirurgien qui  récuse l'intervention en l'absence d'atteinte du LCA mais préconise une immobilisation par attelle pendant 3 semaines et 30 séances de rééducation.
Arrêt de travail jusqu'au 19/04/2004.
Reprise du travail le 20/04/2004 avec poursuite des soins jusqu'au 30/07/2004.
Le médecin traitant signe la consolidation le 19/04/04.

État préexistant
Il déclare qu'il avait effectivement présenté, à l'âge de 22 ans, un accident de la vie privée ayant provoqué une fracture de la rotule gauche.
Traité par immobilisation plâtrée, il dit qu'il ne gardait aucune séquelle.

Doléances
Douleurs du LLI à la marche prolongée avec œdème vespéral, à la descente des escaliers, à l'accroupissement. N'a repris ni le ski ni la course à pied.

Examen
Marche sans boiterie.
Pas d'œdème, de choc rotulien ni de rabot.
Légère raideur (talon - fesse à 20cm contre 10cm à droite).
Atrophie d' 1cm du quadriceps et de 2cm du mollet. 

  • Doit-on fixer une I.P.P préexistante ?

  • Quel est le taux d'I.P.P imputable à l'accident ?

  • Quelle est la date de consolidation ? 

 

Cas n°21

Mme V.A, 54 ans, est agent de service en école maternelle.

AS du 20/10/2002
Elle jouait accroupie avec des enfants ; en se relevant, elle a senti craquer son genou gauche.
Traitée par antalgiques et repos pendant 8 jours, elle a repris ses fonctions le 29/10/2002, juste avant les vacances de Toussaint.
Le 15/11/2002, elle a présenté un certificat de rechute mentionnant : « douleurs ».
Au 18/03/2003, date où l'administration demande une expertise pour l'imputabilité de la rechute, elle n'a toujours pas repris son service.
Elle prend des antalgiques et effectue de la rééducation.
Elle déclare qu'elle n'a jamais souffert de ce genou alors que les clichés simples montrent une « gonarthrose bilatérale débutante ».
L'examen montre une discrète boiterie à la marche, une douleur à la palpation sans point précis; absence de raideur, d'épanchement, de laxité, d'atrophie musculaire.

  • L'accident était-il imputable au service ?

  • La rechute, les soins, les arrêts de travail et tout ce qu'il y a à prévoir, sont-ils imputables au service ?

 

Cas n°22

Mr A.C., 32 ans, est pompier professionnel.

AS du 20/02/1998 (il avait alors 25 ans)
Lors d'une intervention, il a chuté d'environ 2m sur le genou droit.
Devant l'importante gêne fonctionnelle douloureuse, il bénéficie rapidement d’une arthroscopie permettant la « régularisation d'une fissure de la corne postérieure du ménisque externe ».
Il en conservait une minime raideur, des douleurs intermittentes, permettant la reprise des fonctions habituelles.
L'I.P.P était fixée à 5%.

Le 23/06/2004, il présente un certificat de rechute mentionnant : « recrudescence de la raideur douloureuse » et prescrivant un arrêt de travail de 15 jours.
Une expertise est demandée.
Entre-temps, une IRM est pratiquée, montrant une « érosion étendue du condyle externe ».
A l'examen, la flexion est limitée à 90°.

  • La rechute est-elle imputable au service ?

  • Quels soins sont-ils à prévoir ?

  • L'aptitude est-elle d'ores et déjà à remettre en cause ?

 

Cas n°23

Monsieur G R  est né en 1955.
Il exerce la fonction d’employé à la ville de V. depuis 23 ans.
Le 28/08/2001, il fait une chute d’un échafaudage.
Entorse grave du genou droit ; il a eu une attelle pendant 15 jours puis, après plusieurs avis chirurgicaux, il est plâtré pour 45 jours.
Une IRM effectuée le 09/10/2001 documente « une entorse grave du genou droit avec rupture du ligament croisé antérieur, du ligament latéral interne, une très probable fissure méniscale de la corne postérieure du ménisque interne et une rupture partielle du tendon rotulien ».
La marche est possible avec une attelle articulée au prix d’une importante boiterie.
Il est toujours en arrêt de travail.
Certificat médical du Docteur P., chirurgien, du 25/10/2002 : « Présente des séquelles d‘entorse grave du genou avec limitation de la mobilité et laxité résiduelle entraînant une impossibilité de reprendre un poste de travail avec charge physique. Il nécessite donc un aménagement de celui-ci. »
L’examen reste inchangé en 2003 et 2004.
L'examen clinique  montre des séquelles fonctionnelles douloureuses importantes du genou droit avec instabilité du genou, la nécessité du port constant d’une attelle, des laxités latérales et antéro-postérieure très importantes, une désaxation en valgus de 20° et un important déficit de flexion du genou.

Vos conclusions

La mission d'expertise est :

  •  de statuer sur l’imputabilité au service

  • de dire s'il subsiste une invalidité permanente partielle,

  • de fixer le taux d’I.P.P,

  • de préciser s'il existe une invalidité préexistante,

  • de fixer la date de consolidation après les soins.

Réponses :

  • Imputabilité : oui

  • IPP : oui ® 25 %

  • Pas d’antériorité

  • Date de consolidation : le jour de l’expertise

  • Puis poste aménagé ou RI

 

Cas n°24

Madame C. L. est née en 1957.
Elle exerce la fonction d’infirmière.
Le 09/09/2002, elle a présenté une entorse du genou droit à la suite d’une chute sur un sol mouillé. Elle a dû interrompre son travail du jour de l’accident au 17/09/2002. Dans les suites, comme les douleurs ne passaient pas, elle bénéficie d’une IRM qui montrait une lésion du ménisque interne droit.
Elle a été opérée du genou droit le 20/03/2003 : « méniscectomie interne segmentaire ».
Pièces communiquées

  • certificat initial du Dr M. du 09/09/2002 : « entorse du genou droit »

  • certificats de prolongation du Dr E. du 28/01/2003, du 20/03/2003 et du 01/04/2003 : « entorse du genou droit avec lésion du ménisque interne »

  • certificats de consolidation avec séquelles du Dr E. du 28/07/2003 : « lésion du ménisque interne genou droit »

Doléances
Madame C. L. nous signale : une gêne douloureuse du genou droit par moment qui l’oblige a réduire son activité physique et sportive. Elle met une genouillère pour faire de la randonnée.

Examen clinique normal

Vos conclusions

La mission d'expertise est :

  •  de statuer sur l’imputabilité au service

  • de dire s'il subsiste une invalidité permanente partielle,

  • de fixer le taux d’I.P.P,

  • de préciser s'il existe une invalidité préexistante,

  • de fixer la date de consolidation après les soins.

Réponses

  • Imputabilité : oui

  • IPP : 0 %

  • Invalidité préexistante ? NON mais voir IRM et CRO pour savoir s’il y a une méniscose

  • Consolidation : date de l’expertise

 

Cas n°25

Madame G-L N. est née en 1949.
Elle exerce la fonction d’éducatrice spécialisée à la crèche de la Ville de S.
En 2001, Madame G-L N. a fait une chute, son genou gauche s’est déboîté lors d’un dérobement au cours d’un faux mouvement ; elle présentait alors une vive douleur du genou gauche. Elle n’a pas pu se relever ; elle a été transportée au service des urgences de la Clinique M. de G. où elle a reçu les premiers soins, et a eu des radiographies puis elle a regagné son domicile.
Elle présentait un blocage aigu du genou gauche, une flexion impossible et une douleur au point méniscal interne ; elle a eu une attelle pendant 3 semaines.
Elle a eu un arrêt de travail ; elle a pu reprendre son travail le 17/04/2001 en ayant toujours mal au genou et pouvoir se baisser sur les genoux.
Le 31/05/2001, son médecin traitant a délivré un certificat de consolidation où il mentionne « persistance de douleurs à la face postérieure du genou gauche »
Au cours de l’été 2002, elle a eu un grave accident de montagne avec une hospitalisation de 3 semaines et un arrêt de 2 mois et demi ; elle aurait eu un TC avec PC, un traumatisme cervical et un tassement vertébral L5-S1 mais nous n’avons aucun document ce jour.
Pendant l’hiver 2002/2003, elle ressentait de vives douleurs dans le genou gauche et elle ne pouvait plus monter les escaliers, ni se mettre à genoux ; parfois son genou gonflait.
Le 26/03/2003, le médecin traitant à délivré un certificat médical de rechute ou il mentionne «  reprise gonalgie gauche avec syndrome rotulien »
Elle a interrompu son travail une semaine.
Dans les suites elle a eu de la rééducation.

Pièces communiquées :

  • Certificat initial du Dr G. du 09/03/2001 : « A la suite d’un effort, blocage aigu du genou gauche, flexion impossible douleur point ménisque interne »

  • Certificat final du Dr G. du 31/05/2001 : « persistance douleurs face postérieure du genou »

  • Certificat de rechute du Dr G. du 26/03/2003 : « Reprise gonalgie gauche avec syndrome rotulien »

Doléances
Madame G-L N. nous signale une gêne douloureuse du genou gauche par moment et parfois des dérobements.

 L’examen de ce jour montre des douleurs au niveau rotulien sans perte de la mobilité du genou gauche.

La mission d'expertise est :

  •  de statuer sur l’imputabilité au service

  • de dire s'il subsiste une invalidité permanente partielle,

  • de fixer le taux d’I.P.P,

  • de préciser s'il existe une invalidité préexistante,

  • de fixer la date de consolidation après les soins.

Réponses :

  • Rechute non imputable car problème différent (syndrome rotulien : durée ?)

  • IPP : 0 % car a refait de la montagne

  • Antériorité : NON

 

Cas n°26

Madame F. N.  est née en 1956.
Elle exerce la fonction d’ AHS au CHS depuis janvier 2000.
Le 12/04/2003, elle a présenté une contusion du genou droit. Dans les suites, comme les douleurs ne passaient pas, elle a bénéficié de radiographies et d’un arthroscanner, en mai 2003, qui ont montré une « arthrose débutante des genoux et une lésion du ménisque interne droit ».
Elle a été opérée du genou droit le 3 juillet 2003 : « méniscectomie interne segmentaire ».
Les suites ont été simples mais les douleurs ont persisté ; elle a fait de la rééducation.
Elle a eu des prolongations d’arrêt de travail.
Sur les conseils de ses médecins, elle a fait un séjour d’un mois à S. H. du T. dans le but de maigrir en février 2004 ; depuis elle poursuit son régime et elle est toujours en arrêt.
L’état de son genou n’évolue plus depuis cette date ; il n’y a pas de soins, pas de thérapeutique active.

Pièces communiquées :

  • certificat initial du Dr J. du 14/04/2003 : « gonalgie droite post traumatique »

  • certificats de prolongation du Dr J.

  • compte rendu opératoire du Dr M. du 03/07/2003 : « méniscectomie »

  • certificat du Dr G. du 25/11/2003 : « gonalgie droite post traumatique »

  • certificats de prolongation du Dr G. : « gonalgie droite post traumatique »

Madame F. N. nous signale une gêne douloureuse du genou droit par moment et parfois des dérobements.
 

Nous sommes en présence d'une femme de 48 ans qui pèse 106 Kilos et mesure 166 cm, qui présente une obésité morbide (IMC = 38), qui marche sans boiterie, qui s'habille et se déshabille sans difficulté.

Inspection

  • il y a une importante désaxation en valgus des deux membres inférieurs.

  • il n’y a pas d’augmentation de volume du genou droit

Palpation

  • à gauche, il n'y a pas de point douloureux, il n'y a pas de choc rotulien, il n'y a pas de signe du rabot, il n'y a pas de craquements articulaires, il n'y a pas de mouvements anormaux.

  • le genou droit n'est pas inflammatoire, mais, la palpation de la rotule droite est douloureuse au niveau des bords externes et internes.

Étude des mouvements

  • il y a des mouvements de laxité interne et externe, pas de  mouvement de tiroir antérieur et postérieur, pas de  signe de Lachman, à droite et à gauche

  • la marche est normale dans toutes ses formes.

  • l'appui unipodal est réalisé à droite et à gauche. Le saut unipodal est réalisé à gauche, et à droite 

  • l'accroupissement est impossible à droite. L'agenouillement est impossible à droite et à gauche.

Étude des amplitudes articulaires

  • l'extension est complète, la flexion est incomplète à gauche et à droite à 120°

  • la distance talon fesse est de 27 cm à gauche à et de 29 cm à droite.

  • il n'y a pas de limitation des mouvements des chevilles et des hanches

  • les mensurations des membres inférieurs montrent :

 

droit

gauche

cuisse à 15 cm du bord supérieur de la rotule

65

61

genou

48

49

mollet

43

43

sus malléolaire

26

26

bi malléolaire

30

30

étrier

28

28

 

La mission d'expertise est :

  • de statuer sur l’imputabilité au service

  • de dire s'il subsiste une invalidité permanente partielle,

  • de fixer le taux d’I.P.P,

  • de préciser s'il existe une invalidité préexistante,

  • de fixer la date de consolidation après les soins.

Réponses :

  • Imputabilité : oui, pour deux mois après accident

  • I.P.P. : 0 %

  • Tableau clinique disproportionné/absence d’amyotrophie

    • gonarthrose

    • état antérieur

    • obésité

 

Cas n°27

Madame R. J. est née le 03/09/1957.
Elle exerce la fonction d’ASH à l’hôpital de G. depuis 1980.
Le 16/10/2002, elle a fait une chute sur le carrelage ; elle présentait une vive douleur du genou droit. Elle n’a pas pu se relever. Elle a été transportée au service des urgences de l’hôpital N. de G. où elle a reçu les premiers soins, puis elle a regagné son domicile.
Elle présentait une entorse du genou droit, une contusion cervicale, une contusion du coude droit, une contusion du pied droit; elle a eu une attelle pendant 15 jours et une minerve pendant 1 mois ; elle a eu  plusieurs avis chirurgicaux
Dans les suites, elle a eu de la rééducation et de la balnéothérapie ; elle a été suivie très régulièrement.
Elle a repris la marche avec une importante boiterie.
Les douleurs étaient si importantes au niveau du genou droit qu’elle a été prise en charge par le centre de la douleur du CHU depuis janvier 2003 où elle bénéficie de séances de mésothérapie, d’électrothérapie et d’un traitement médical avec Tegretol LP 200 2 cp / jour et Seropram 2 cp/ jour.
En 08/2003, légère amélioration de la marche ; elle a l’impression de moins boiter. Elle arrive à monter les escaliers, mais le genou se coince par moment et il y a des dérobements. Elle ne peut pas rester debout longtemps.
Elle a arrêté le traitement du centre anti douleur et ne prend plus de médicaments pour dormir.
Elle poursuit les séances de rééducation : 3 séances pour le genou par semaine et une séance pour les cervicales.
En 01/2004, légère amélioration de la marche ; elle a l’impression de moins boiter. La marche lui fait du bien, elle peut marcher ½ à ¾ d’heure sur le plat ; elle doit éviter le piétinement qui déclenche les douleurs. Elle arrive à monter et descendre les escaliers. Elle ne peut pas rester debout longtemps. Elle poursuit la prise en charge par le centre anti douleur du CHU et les séances de rééducation : 5 séances pour le genou par semaine. Elle porte des semelles orthopédiques. Elle est toujours en arrêt de travail
Madame R. J. nous signale une gêne douloureuse du genou droit. Elle doit rester assise le plus possible, la montée et la descente des escaliers est douloureuse. Elle nous signale des douleurs du dos au niveau lombaire droit dans les mouvements de rotation du tronc.

Examen clinique

  • 63 kilos pour 167cm.

  • en bon état général apparent

  • elle marche sans boiterie, elle s'habille et se déshabille sans difficulté.

Examen des genoux

  • il n’y a pas de désaxation.

  • il n’y a pas d’augmentation de volume du genou droit.

  • il n'y a pas de point douloureux, de choc rotulien, de signes du rabot, de craquements articulaires

  • il n'y a pas de mouvements anormaux.

Examen du genou droit

  • il n'est pas inflammatoire mais modifié dans sa forme

  • la palpation de la rotule droite est toujours très douloureuse et redoutée.

  • les bords externes et internes sont particulièrement sensibles

  • il n’y a pas de  choc rotulien, pas de craquement articulaire lors de la mobilisation

Étude des mouvements

  • à droite, il n’y a pas de mouvements de laxité ni interne ni externe, pas de  mouvement de tiroir antérieur et postérieur, pas de  signe de Lachman.

  • à gauche, il n’y a pas de laxité

  • la marche est normale dans toutes ses formes, il n’y a plus de boiterie.

  • l'appui unipodal est réalisé à droite et à gauche.

  • le saut unipodal est réalisé à gauche, impossible à droite.

  • l'accroupissement est complet à gauche, incomplet à droite.

  • l'agenouillement est complet à gauche, incomplet à droite.

Étude des amplitudes articulaires

  • l'extension est complète

  • la flexion est complète à gauche à 145°, à droite la flexion est à 100

  • la distance talon fesse est normale à gauche à 10 cm ; à droite 18 cm

  • il n'y a pas de limitation des mouvements des chevilles et des hanches

 Les mensurations des membres inférieurs ne montrent pas d’amyotrophie

 

droit

gauche

cuisse

51

51

genou

39

39

mollet

38

38

La mission d'expertise est :

  • de statuer sur l’imputabilité au service

  • de dire s'il subsiste une invalidité permanente partielle,

  • de fixer le taux d’I.P.P,

  • de préciser s'il existe une invalidité préexistante,

  • de fixer la date de consolidation après les soins.

Réponses :

  • La question du diagnostic réel se pose car limite de flexion du genou non compatible avec une absence d’amyotrophie du MID….
    • syndrome rotulien

    • algoneurodystrophie

  • Le Seropram n’est pas antalgique mais antidépresseur – Probable terrain dépressif
  • Imputabilité : oui
  • IPP : 0 % ?
  • Consolidation le jour de l’expertise avec essai de mi-temps thérapeutique.

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La symbolique du genou

Dr Brigitte FONT LE BRET, psychiatre


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Page mise à jour le 16/07/2006